Le gouvernement congolais a réaffirmé son refus de coordonner la riposte contre la maladie à virus Ebola avec l’AFC/M23, mouvement armé actif dans une bonne partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette position a été rappelée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Roger Kamba, lors d’un briefing de presse consacré à l’évolution de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.
Le ministre de la santé a indiqué que le gouvernement maintient sa ligne de conduite consistant à exiger le retrait du mouvement rebelle des territoires qu’il occupe avant toute intervention officielle de l’État dans ces zones.
Pour lui, la riposte sanitaire doit demeurer sous l’autorité des institutions étatiques compétentes.
Ebola en #RDC: Pour #Kinshasa, pas question de coordonner la riposte avec l'AFC/M23 dans les zones occupées.
— Grands Lacs News (@GrandsLacsNews) June 5, 2026
C'est ce qu'a réitéré le ministre de la santé @rogerkamba rappelant qu'il faut que ce dernier quitte ces zones pour y mener sa riposter et assiter les populations touchées pic.twitter.com/8VVyPcxBLb
Cette déclaration intervient alors que l’AFC/M23 a récemment annoncé la mise en place de sa propre cellule de crise sanitaire chargée du suivi et de la prise en charge des cas confirmés d’Ebola dans les zones sous son contrôle.
Ce dernier a également annoncé que l’unique patient confirmé positif à Ebola à Goma, qui était pris en charge à l’hôpital Heal Africa, a été déclaré guéri et autorisé à quitter l’établissement hospitalier.
Il faut dire que la question de l’accès humanitaire et sanitaire aux zones contrôlées par des groupes armés reste l’un des principaux défis de la lutte contre Ebola dans l’est de la RDC, où les crises sécuritaires continuent d’affecter le fonctionnement normal des services de santé et les interventions des équipes de riposte.