Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir neutralisé 180 combattants du RDF/M23-AFC lors de deux jours de combats dans plusieurs zones du Sud-Kivu, notamment à Kalundu (territoire d’Uvira), Katongo et Tuwetuwe, dans le territoire de Fizi.
L’annonce a été faite par le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole du secteur opérationnel Sokola 2 Sud-Kivu, dans une mise à jour opérationnelle transmise ce vendredi 16 janvier de l’année en cours.
Selon l’armée congolaise, ces combats ont opposé les FARDC à une coalition qu’elles qualifient de « terroriste », composée des rebelles du M23-AFC, appuyés, selon Kinshasa, par des éléments de l’armée rwandaise.
Des redditions et des armes récupérées
Toujours selon le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, 22 combattants se sont rendus aux FARDC à Makobola, tandis que huit autres ont été capturés à Kigongo.
L’armée affirme également avoir récupéré six armes d’appui, dont deux lance-roquettes RPG-7, des mortiers de 82 et 120 mm, une arme de type 107 mm et une mitrailleuse de calibre 12,7 mm.
Sur le terrain, les FARDC assurent conserver le contrôle de la localité de Tuwetuwe, ainsi que des positions stratégiques connues sous le nom de Point Zéro et des collines environnantes, dans le territoire de Fizi.
Accusations de présence rwandaise à Uvira
Dans cette communication, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji affirme que des militaires rwandais seraient présents dans la ville d’Uvira, qualifiant d’« ironique » toute annonce de retrait avancée par Kigali.
L’armée congolaise accuse ces forces de se livrer à des actes de pillage et de vol de biens appartenant aux civils, et dit avoir saisi la communauté internationale ainsi que les partenaires impliqués dans les efforts de paix dans l’est de la RDC.
Violences signalées contre des civils
Les FARDC condamnent par ailleurs des cas de violences sexuelles signalés dans la nuit de mercredi à jeudi dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, situés dans les communes de Kalundu et Mulongwe, dans la ville d’Uvira.
L’armée appelle la population locale à la vigilance, tout en affirmant que « l’ennemi est aux abois » et que la ville d’Uvira sera bientôt libérée.
Ces affrontements interviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la République démocratique du Congo, où les combats entre les FARDC et les groupes armés continuent d’aggraver la crise humanitaire.