Multipliant depuis plusieurs semaines des accusations contre les forces gouvernementales, l’AFC/M23 a indiqué que ces dernières ont intensifié durant le mois de mai dernier des offensives terrestres et aériennes contre ses positions ainsi que des zones densément peuplées sur plusieurs axes, notamment à Minembwe et Numbi dans la province du Sud-Kivu ainsi que Walikale et Masisi dans la province du Nord-Kivu.

Le mouvement rebelle, qui dit « suivre avec une vive préoccupation le déploiement massif de troupes, d’armements lourds et d’équipements militaires effectué par l’armée congolaise sur l’ensemble des lignes de front, particulièrement dans la province du Sud-Kivu », accuse le régime de Kinshasa de préparer d’éventuelles offensives contre ses positions dans cette zone.

Ainsi, l’AFC/M23 affirme que « toute nouvelle attaque visant une localité des territoires sous son contrôle fera l’objet d’une réponse ferme, proportionnée et résolue » : « Nos forces ne se limiteront pas à défendre les zones ciblées ; elles prendront toutes les mesures nécessaires pour repousser les forces coalisées au-delà de leurs positions de départ et établir un périmètre de sécurité adéquat afin de garantir la protection des populations civiles ainsi que de leurs biens », a déclaré Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, dans un communiqué publié ce mardi 2 juin 2026.

Dans la foulée, il a rapporté que l’armée congolaise a une nouvelle fois bombardé ce mardi 2 juin 2026 à l’aide des drones kamikaze et KT-6, des zones densément peuplées de Bidegu, Gakenke et Mikenkeh à Minembwe dans la province du Sud-Kivu, et lancé une offensive terrestre en utilisant de l’artillerie lourde à Kibati et les zones environnantes, situées à la frontière des territoires de Walikale et de Masisi en province du Nord-Kivu.

« Ces attaques indiscriminées ont causé des pertes en vies humaines au sein des populations civiles, provoqué de nouveaux déplacements massifs de familles et entraîné la destruction de nombreux biens ainsi que d’infrastructures civiles », conclut-il.