Le nouveau round de négociations entre Kinshasa et l'AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha, au point mort depuis plusieurs mois, et qui a repris le lundi 13 avril dernier en Suisse a abouti à la signature ce mercredi 15 avril 2026 à la signature d'un nouveau mémorandum d'entente entre les deux parties. 

Celui-ci porte sur l'élargissement du Mécanisme Conjoint de Verification du Cessez-le-feu, piloté par le CIRGL et la MONUSCO au groupe rebelle qui aura désormais ses officiers en son sein. 

Mais cette annonce n'est pas vraiment une avancée dans ce processus de paix délocalisé du Qatar à la suite de tensions sécuritaires dans le Moyen-Orient, et qui peine toujours à accorder les deux parties sur un accord global de paix devant permettre de réunifier le pays face à une véritable situation de Soudanisation qui risque de perdurer.

Et avant même l'issue de ce nouveau round de négociations, le mouvement rebelle s'est montré sceptique.

Son coordonnateur adjoint, Bertrand Bisimwa, a estimé que le gouvernement congolais veut simplement apposer une énième signature tout en continuant sa diversion avec des offensives de plus en plus soutenues et meurtrières contre des populations civiles dans les zones occupées.

"Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest du territoire libéré et stabilisé ; Drones, Sukhoi, Hélicoptères de combat mis à profit", a-t-il écrit sur X.

Reste à savoir s'il y aura l'effectivité du cessez-le-feu sur terrain où les affrontements entre les deux camps se poursuivent laissant place à un véritable statuquo et l'enlisement de la guerre.