L’armée congolaise a formellement démenti dimanche avoir perdu le contrôle de la localité stratégique de « Point Zéro », dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), qualifiant les informations faisant état d’une progression rebelle de « fausses rumeurs » délibérées.

Dans un communiqué publié le dimanche dernier, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole des opérations militaires « Sukola 2 Sud Sud-Kivu », a affirmé que la situation sécuritaire dans la zone de Point Zéro et ses environs « demeure sous le contrôle des FARDC » (Forces armées de la République démocratique du Congo).

Cette mise au point intervient alors que des informations circulaient sur les réseaux sociaux faisant état d'une occupation de la zone par le groupe Twirwaneho, allié de l’AFC/M23 soutenu à son tour par l’armée rwandaise.

« Sabotage informationnel »

Le commandement militaire a appelé la population à « se méfier des fausses informations » et à ne pas céder à la panique : « Les FARDC poursuivent leur mission de pacification dans toutes les zones sous occupation de ces envahisseurs », précise le communiqué.

Le colonel Apoko Bangala Michel, commandant par intérim du secteur opérationnel concerné, a exhorté les habitants de Fizi à la vigilance et à « faire confiance à leur armée », réitérant la détermination de Kinshasa à mettre fin à cette « coalition machiavélique. »

Le territoire de Fizi, situé sur les rives du lac Tanganyika, est une zone instable où s'entremêlent des conflits communautaires et la présence de groupes armés locaux et étrangers.

La région est devenue un nouveau front de tension depuis l'expansion vers le sud de l'Alliance Fleuve Congo (AFC), le mouvement politique et militaire chapeauté par l'ancien président de la CENI, Corneille Nangaa, en collaboration avec les rebelles du M23.