L'attaque meurtrière de drones qui a coûté la vie à 3 personnes dont une humanitaire française de l'UNICEF suscite de plus en plus de réactions.
Condamnée unanimement par les Organisations de l'ONU ainsi que plusieurs chancelleries, cette attaque attribuée à l’armée congolaise, est présentée par l’AFC/M23 comme « une opération d'assassinats » en violation du cessez-le-feu.
Dans une conférence de presse tenue au cours de la journée, Corneille Nangaa, coordonnateur politique de ce mouvement rebelle, a affirmé que cette attaque, menée loin derrière les lignes de front, « vise particulièrement les hautes personnalités politiques et militaires qui forment le leadership de l’AFC/M23, ainsi que toutes les autres personnalités politiques de l’opposition vivant dans cette partie du pays » : « En ce qui concerne les attaques de ce matin, elles ont délibérément visé le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, le Coordonnateur Militaire, Général Sultani MAKENGA ainsi que les deux Coordonnateurs Adjoints Bertrand BISIMWA et Freddy KANIKI », a-t-il déclaré affirmant par ailleurs que l’objectif de Kinshasa est de décapiter, d’une part, le mouvement rebelle et d’autre part, l’opposition politique au régime, d’affaiblir ses principaux piliers politiques et sécuritaires, et de forcer l’intensification d’une guerre régionale généralisée.
#RDC: Corneille Nangaa affirme que l’attaque contre Goma n’était pas une offensive militaire ordinaire. Elle visait, selon lui, à éliminer physiquement les têtes pensantes de la rébellion — lui-même en premier lieu, ainsi que le général Sultani Makenga, pilier opérationnel de… pic.twitter.com/XOFQggQsli
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) March 11, 2026
Corneille Nangaa a également signifié que l’attitude belliciste du régime de Kinshasa signe une mise à mort intentionnelle du processus de paix dans le pays.
Il faut dire que cette attaque meurtrière de drone a également été condamnée par de nombreux opposants politiques la présentant comme « un crime de guerre » et un obstacle majeur à toute perspective sérieuse de règlement pacifique et durable de la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays.
Dans la foulée, des structures de la société civile basée à Goma ont adressé au maire de la ville, installé par l’AFC/M2 une lettre demandant l’autorisation d’organiser une manifestation pour dénoncer cette attaque.