La Commissaire européenne chargée de l’égalité, de la préparation et de la gestion des crises, Hadja Lahbib, effectue cette semaine une tournée dans la région des Grands Lacs.

Première étape pour la responsable belge, Kinshasa, en République démocratique du Congo, avant des déplacements au Burundi et au Rwanda.

Arrivée à Kinshasa ce mardi 17 février 2026, la Commissaire européenne à l’aide humanitaire entame une mission axée sur la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans l’est de la RDC, où l’accès aux populations affectées reste fortement limité.

Depuis la prise de Goma par le groupe armé AFC/M23 il y a un an, les acteurs humanitaires alertent régulièrement sur la réduction drastique de l’accès aux zones touchées par les combats.

Une inquiétude partagée par Hadja Lahbib, qui a récemment réitéré son appel en faveur d’un accès humanitaire « total et sans restriction » aux populations en détresse : « J’entends rencontrer toutes les parties au conflit », a confié la Commissaire européenne à l’agence de presse belge Belga précisant que l’objectif de sa visite est d’obtenir « l’ouverture de couloirs sécurisés afin de soulager des centaines de milliers de personnes impactées par ce conflit, y compris dans les zones sous contrôle de groupes armés. »

Au cours de son séjour en RDC, Hadja Lahbib prévoit des échanges avec les autorités nationales, des représentants des Nations unies ainsi que des organisations humanitaires, afin d’évaluer les besoins les plus urgents et renforcer la coordination de l’aide internationale.

Après Kinshasa, la Commissaire européenne se rendra le mercredi et jeudi au Burundi.

Elle doit notamment visiter le camp de réfugiés de Busuma, qui accueille des réfugiés congolais ayant fui principalement le Sud-Kivu.

Sur place, les conditions de vie sont jugées particulièrement difficiles ; pénurie d’eau potable, manque de nourriture et abris insuffisants, certaines familles ne disposant même pas de bâches pour se protéger.

Cette tournée régionale vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur l’ampleur de la crise humanitaire dans les Grands Lacs et à mobiliser davantage de soutien en faveur des populations civiles durement éprouvées par les conflits.