Au Nord-Kivu, la décision du gouverneur militaire interdisant la circulation des véhicules de transport à conteneurs et à châssis modifiés communément appelés “box body”, est désormais effective.
Ce lundi 20 avril 2026, au poste frontalier de Kasindi, point stratégique des échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda ; les autorités ont lancé l’opération d’interception de ces engins jugés non conformes.
Dès les premières heures de la journée, aucun mouvement de ce type de camions n’a été observé.
Sur place, les services de contrôle ont veillé à l’application stricte de la mesure, empêchant toute tentative de passage vers l’intérieur de la province.
Contactée, la société KMJ, en charge de la perception de la taxe conventionnelle sur le chargement des véhicules avec emballages conventionnels, indique ne pas avoir perçu ladite taxe sur les véhicules concernés.
Elle précise se conformer à la décision des autorités provinciales, en suspendant toute opération liée à ces engins.
Du côté des services douaniers de Kasindi, des sources concordantes rapportent que plusieurs camions “box body” ont été immobilisés à la frontière.
Ces véhicules n’ont pas été autorisés à poursuivre leur trajet vers les principales villes commerciales du Grand Nord, notamment Beni et Butembo, où ils assurent habituellement le transport de marchandises.
Selon le service de communication du gouverneur, cette mesure vise avant tout à préserver les infrastructures routières de la province, en particulier les axes en cours de réhabilitation, souvent fragilisés par le passage de véhicules en surcharge.
Elle s’inscrit également dans une logique de renforcement de la sécurité routière pour les usagers.
Les autorités précisent que sont principalement visés les véhicules dépassant le tonnage autorisé, notamment les engins longs à quatre essieux, souvent associés à des modifications techniques non réglementaires.
Si cette décision est saluée pour ses objectifs de protection des routes, elle pourrait néanmoins avoir des répercussions sur le trafic commercial dans cette zone frontalière stratégique, où le transport des marchandises repose en grande partie sur ce type de véhicules.