Au Nord-Kivu où les combats pour le contrôle de la localité stratégique de Kanyabayonga en territoire de Lubero se poursuivent entre l'armée congolaise et les rebelles du M23, la MONUSCO vient de renforcer sa présence dans cette zone dans le territoire de Beni.

Ceci pour aider notamment les FARDC à faire face à l’avancée des rebelles vers cette localité. Des casques bleus de la Brigade d’intervention (FIB) ont été déployés sur place depuis le vendredi 31 mai. 

Ce déploiement des troupes de la Mission de l'ONU intervient également pour protéger les civils face aux exactions des rebelles.

Une réunion de coordination des opérations entre les deux forces a eu lieu le weekend dernier. 

Pendant ce temps, les rebelles ont tenté d'attaquer Kanyabayonga sans succès.

Les FARDC et les casques bleus de la MONUSCO mènent des patrouilles dans la zone devenue presque déserte, la quasi-totalité de la population ayant fui les combats.

Cette semaine, dès les premières heures de l’offensive du M23, les casques bleus déjà sur place ont porté assistance aux populations des bourgades de Kilambo et Mirangi afin de trouver refuge à Kanyabayonga et plus au nord, vers la localité de Kirumba.

Les forces Onusiennes, en coordination avec les FARDC ont par ailleurs sécurisé des corridors humanitaires afin, non seulement de permettre le passage des populations civiles vers des zones plus sûres, mais aussi et surtout de leur porter assistance en prodiguant des soins de santé aux plus nécessiteux.

A ce stade, précise la mission Onusienne, le renforcement de la présence des casques bleus dans la localité de Kanyabayonga intervient dans le cadre strict de l’accomplissement de son mandat en protégeant les populations civiles et en leur portant assistance.

Celle-ci souligne que la précarité de la situation sécuritaire et humanitaire exige un travail coordonné entre les différents acteurs sur place.

Les casques bleus agissent ainsi de concert avec les FARDC avec qui ils coordonnent leurs actions à travers des patrouilles conjointes montées et pédestres en vue de sécuriser et rassurer les populations de Kanyabayonga et alentours, souligne Jean-Tobi Okala, responsable de la Section des Communications stratégiques et de l’information publique de la MONUSCO/Beni.