Après avoir annoncé une première vague, l’AFC/M23 a clôturé ce jeudi 30 avril 2026 la deuxième promotion de formation idéologique dénommée « INTAK 002 Uongozi Bora » (bonne gouvernance en français), constituée de 534 cadres politico-administratifs de base.
C’était au cours d’une cérémonie présidée par le coordonnateur militaire du mouvement rebelle, Sultani Makenga, au Centre de formation de Kanombe en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.
Bien décidé à rester indéfiniment dans les zones qu’il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ; l’AFC/M23 indique que cette session stratégique s’inscrit dans une dynamique de structuration et de consolidation des bases politico-administratives de son mouvement : « À travers cette initiative, l’AFC-M23 réaffirme sa volonté de promouvoir une gouvernance alternative fondée sur la discipline, la conscience politique et l’engagement patriotique », a fait savoir Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle qui a également pris part à cette cérémonie de fin de formation.
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— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) April 30, 2026
Le jeudi 30 avril 2026, au Centre de formation de Kanombe, le Général-Major Sultani Makenga, Chef d’État-Major de l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC) et Coordonnateur Militaire de l’AFC-M23, a présidé la cérémonie de clôture de la deuxième promotion de formation… pic.twitter.com/fzU6tieAaq
Dans son allocution, Sultani Makenga a souligné l’importance de l’idéologie comme socle de toute action politique et militaire cohérente, exhortant les nouveaux cadres de son mouvement « à incarner, sur le terrain, les valeurs de responsabilité, d’intégrité et de proximité avec les populations. »
Il a également signifié que cette démarche réitère « la détermination de l’AFC/M23 à renforcer son ancrage territorial et à faire émerger une nouvelle élite locale, capable de porter un projet politique structuré, en rupture avec les pratiques du régime de Kinshasa. »
Il faut dire que l’AFC/M23 consolide de plus en plus ses acquis et renforce son administration qui remplit quasiment toutes les missions de l’Etat dans une bonne partie des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu ; ce qui inquiète de nombreux observateurs qui y voient un tremplin à la balkanisation même si le mouvement rebelle se refuse d’une telle démarche, se disant toutefois favorable au fédéralisme comme nouvelle forme de l'Etat.