La Banque centrale du Congo (BCC) apporte des précisions sur la mesure annoncée pour 2027, portant sur l’interdiction des transactions commerciales en espèces en devises étrangères en République démocratique du Congo.
André Wameso, Gouverneur de la BCC, a rappelé cette semaine que cette disposition vise à « encadrer les modalités de paiement, sans pour autant interdire la détention de dollars américains ou d’autres devises par la population » : « Il n’y a absolument rien à craindre. La détention du dollar ne sera pas illégale », a-t-il fait savoir expliquant que les achats de biens et de services réglés en espèces devront désormais s’effectuer en francs congolais.
En revanche, les paiements en devises étrangères resteront possibles, à condition de passer par les circuits bancaires ou les moyens de paiement électroniques autorisés.
À PROPOS… DE LA MESURE DU 9 AVRIL 2027 SUR L’INTERDICTION DES TRANSACTIONS EN CASH EN DEVISES ÉTRANGÈRES Qu’est-ce qui changera pour les paiements ? Pourra-t-on toujours détenir des dollars ? Dans cette capsule, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, précise la portée de la mesure : les opérations d’achat des biens et services en espèces devront s’effectuer en Francs Congolais, tandis que les paiements en devises passeront par voie bancaire ou électronique autorisée. La détention de dollars ne deviendra pas illégale. Le Gouverneur distingue également les paiements au titre des transactions de nature commerciale des dons, offrandes et cotisations diverses. Une démarche visant à améliorer la traçabilité des paiements, à renforcer leur digitalisation et à lutter contre le blanchiment de capitaux. ▶️ Retrouvez ses explications dans la vidéo. #BCC #CPM2026 #FrancCongolais #Paiements #ÉducationFinancière
— Banque Centrale du Congo (@BCC_RDC) October 30, 2026
André Wameso a également précisé que les particuliers pourront continuer à posséder des dollars, la mesure concernant essentiellement les modalités de règlement des transactions commerciales et non la détention de monnaies étrangères.
Le responsable de la BCC a ainsi établi une distinction entre les opérations commerciales et les autres contributions financières, notamment les dons, les offrandes et les cotisations diverses qui, a-t-il souligné, « ne relèvent pas nécessairement du même régime que les paiements liés à l’achat de biens et de services. »
Notez qu’à travers cette réforme, la BCC entend renforcer la traçabilité des opérations financières, accélérer la digitalisation des paiements et réduire les risques liés au blanchiment de capitaux.
Celle-ci vise également à encourager l’utilisation du franc congolais dans les transactions effectuées en espèces sur l’ensemble du territoire national.