C’est un nouvel épisode dans le feuilleton sur la très controversée initiative de changement de la constitution portée par le camp de Félix Tshisekedi.

Alors que le débat sur ce sujet a été relancé depuis le 20ème anniversaire, le 18 février 2026, de loi fondamentale de la RDC ; ce jeudi 19 mars 2026, le député national Tony Mwaba, cadre de l’UDPS, le parti présidentiel, a déposé au bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi organique relative au référendum en République démocratique du Congo.

Il avance que cette proposition vise à « combler le vide juridique existant en matière d’organisation de référendum, en définissant un cadre clair, transparent et sécurisé pour l’exercice direct de la souveraineté par le peuple. »

Une initiative qui va exacerber les tensions et l'instabilité en RDC

Mais pour de nombreux analystes et autres acteurs politiques opposés à cette initiative de changement de la constitution, cette démarche est ni plus ni moins qu’une manœuvre politique visant à se maintenir au pouvoir au lieu de se concentrer sur le développement, la paix, la stabilité et l'atténuation des souffrances généralisées : « Il a choisi une voie qui risque de déstabiliser davantage la République démocratique du Congo », a signifié Michaël Tshibangu, un proche de l’opposant Moise Katumbi qui estime que la volonté de modifier, voire de réviser entièrement la Constitution, potentiellement pour contourner la limitation des mandats présidentiels, « va exacerber davantage les tensions et l'instabilité en RDC. »

Il faut dire que ceci intervient alors que le pays fait face à une crise marquée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays ; une situation qui risque de diviser davantage la classe politique congolaise.

Déjà, ceux qui tentent de critiquer toute initiative de changement de la constitution au sein de l’opposition ou de la majorité au pouvoir, deviennent la cible du camp de Félix Tshisekedi.

Bahati Lukwebo, qui a finalement démissionné de son poste de 2ème vice-président du sénat, après avoir été visé par une pétition de destitution, est le dernier exemple en date.

On lui a reproché un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait lui-même déclaré publiquement être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution.

Interrogé sur ce sujet, le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a tenté de calmer le jeu expliquant que l’exécutif se concentrer pour l'instant sur la guerre contre le M23 à l'Est du pays