Après signifié qu’il suivra « toute la procédure jusqu’au bout » ; Bahati Lukwebo démissionne finalement de son poste de 2ème vice-président du sénat.
Il était visé par une pétition de destitution initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya qui lui a reproché un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation après une sorte polémique sur le changement de la constitution.
#RDC: Lettre de démission de Bahati Lukwebo 👇 pic.twitter.com/QhjX20O6EI
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) March 18, 2026
Le président de l’AFDC-A avait publiquement exprimé son opposition à l’initiative de changement de la constitution arguant que la RDC n’a pas un problème de textes mais plutôt d’hommes qui ne les appliquent pas ; une position qui contraste avec celle de Félix Tshisekedi qui avait lui-même déclaré publiquement être résolu « à doter la RDC d’une nouvelle constitution. »
Bahati Lukwebo s’est retracté dans la foulée tentant d’expliquer que « ses propos ont été mal compris et sortis de leur contexte. »
Il a même « présenté ses excuses » indiquant « n’avoir jamais exprimé d’opposition à une révision de la constitution, mais a suggéré un débat au sein de l’Union sacrée » ; une démarche qui n’a pas fait changer d’avis l’initiateur de la pétition de destitution qui le visait, ce dernier accusant cette fois le président de l’AFDC-A « d’incompétence dans l’exercice de ses fonctions. »
Déposée au bureau du sénat dès l’ouverture de la session parlementaire de mars le lundi dernier, cette pétition devrait être examinée ce mercredi 28 mars avant un éventuel vote par cette chambre basse du parlement congolais.
Il faut dire que de nombreux observateurs expliquaient déjà que le départ de Bahati Lukwebo du bureau du sénat était quasi acté puisqu’il est depuis longtemps sous le feu de critiques de certains membres du camp de Félix Tshisekedi qui estiment qu’il a des ambitions présidentielles ou manque de loyauté envers le Président de la République ; comme c’était déjà le cas pour Vital Kamerhe, évincé du perchoir de l’assemblée nationale.