Malgré ses excuses après avoir exprimé publiquement son opposition à l’initiative de changement de la constitution, arguant que la RDC n’a pas un problème de textes mais plutôt d’hommes qui ne les appliquent pas ; Bahati Lukwebo est toujours visé par une pétition de destitution.

Cette dernière a été initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya qui reproche au 2ème vice-président du Sénat un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait lui-même déclaré publiquement être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution.

Il a maintenu sa pétition accusant cette fois le président de l’AFDC-A « d’incompétence dans l’exercice de ses fonctions. »

Et alors que le sénateur Dany Kabongo Bondanya a déposé sa pétition au sénat à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire de mars, Bahati Lukwebo a pour sa part « refusé de démissionner » affirmant « qu’il va suivre la procédure jusqu’au bout. »

Pour de nombreux observateurs, Bahati Lukwebo, qui a été réélu président national pour 5 ans à la tête de son parti politique, vit ses derniers instants au sein du bureau du sénat et devrait lui aussi être éjecté coûte que coûte par certains membres du camp de Félix Tshisekedi qui estiment qu’il a des ambitions présidentielles ou manque de loyauté envers le Président de la République ; comme c’était déjà le cas pour Vital Kamerhe, évincé du perchoir de l’assemblée nationale.