Après le tollé provoqué par une déclaration peu élogieuse à l’endroit de l’armée congolaise qu’il a qualifiée « d’une armée de clochards » dont il a héritée en 2018 lors de son avènement à la tête de la RDC ; le président Félix Tshisekedi a tenté de se justifier et contextualiser ses propos.
Lors de la 1ère édition des Conférences Annuelles du Service Public tenue ce mardi 16 décembre 2025 à Kinshasa, le chef de l’Etat congolais a expliqué que sa déclaration n’avait pas pour but de « mépriser les forces de défense et de sécurité de la RDC » : « Lorsque je dénonce parfois avec des mots durs l’indignité de conditions de vie dans lesquelles tant de nos compatriotes ont été contraints durant des années, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité, mais pour placer l’État face à ses responsabilités », a-t-il déclaré ajoutant que les militaires et les policiers congolais ne « doivent plus être ceux qui attendent le plus longtemps devant un guichet ou dans un hôpital. »
#RDC: Félix Tshisekedi a tenu à clarifier ses propos ce mardi https://t.co/sgWb74Lr14 pic.twitter.com/C3phRF8XhC
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) December 16, 2025
Il faut dire que Félix Tshisekedi, qui avait affirmé en 2019 avoir hérité « d'une armée bien structurée et très professionnelle », a essuyé de vives critiques après cette sortie dans laquelle il a voulu faire croire que depuis, il s'est focalisé sur la situation sociale des militaires et à leurs conditions de vie, « pour leur permettre de se concentrer uniquement sur la défense. »
Et parmi ses détracteurs, Corneille Nangaa, le coordonnateur politique de l’AFC/M23 contre qui les FARDC se battent dans l’Est de la RDC.
Dans une vidéo de propagande, celui-ci a incité les militaires de l’armée loyaliste à s’insurger contre le Chef de l’Etat congolais, invitant ces derniers à rejoindre son mouvement.