Intervenant lors de la récente réunion du conseil des ministres tenue le weekend dernier, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté la situation actuelle du FRIVAO et des mesures correctives déjà engagées.
Il a rappelé que depuis mi-novembre 2025, des consultations ont été menées avec les parties prenantes à différents échelons ; ce qui a permis de poser des actes immédiats pour éviter l’effondrement total de l’Institution, a-t-il soutenu.
Il a ainsi levé la suspension du comité de Coordination en décembre 2025 afin de rétablir un minimum de gouvernance et de mettre fin à une situation de blocage institutionnel.
Le ministre Guillaume Ngefa a affirmé que les arriérés de salaires, de loyers et de charges administratives ont été réglés pour assurer la continuité de l'outil administratif.
Par ailleurs, une injonction a été donnée au Procureur Général près la Cour de Cassation afin d'ouvrir des enquêtes sur les fausses victimes, les réseaux d'extorsion et les détournements présumés et ce, afin de « protéger les véritables victimes et de réaffirmer l'autorité de l'État », a-t-il signifié.
En attendant, les constats font état de l’augmentation incontrôlée de l’effectif de victimes passant d'environ 3.000 victimes certifiées à plus de 14.000, voire 16.000 pour la seule ville de Kisangani ; des pratiques de fraude, de manipulation et de pressions politiques locales mises en évidence ; d’une confusion persistante installée entre les réparations judiciaires dues aux victimes et des attentes sociales plus larges ; de l’utilisation des fonds destinés aux indemnisations pour couvrir le fonctionnement courant du Fonds ; ainsi que de la dégradation de la sécurité physique des mandataires et du personnel à Kisangani.
Face à cette situation, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a fait part des décisions urgentes à prendre afin de restaurer la crédibilité, la transparence et l'efficacité de ce Fonds, dont la mission est directement liée à la réparation due aux victimes des activités illicites de l'Ouganda sur le territoire national, principalement dans la province de la Tshopo.