La police de la MONUSCO (UNPOL) a remis lundi à la police urbaine de Beni, dans le Nord-Kivu, neuf conteneurs aménagés en bureaux. Cet appui doit permettre à la Police nationale congolaise (PNC) de rapprocher ses services des habitants, dans une ville où l'insécurité reste une préoccupation majeure.

Les conteneurs ont été répartis entre cinq sous-commissariats (Lyakobo, Mambango, Ngongolio, Paida et Kasabinyole) et quatre antennes de l'Escadron de protection de l'enfant et de prévention des violences sexuelles, l'EPEPVS (Bungulu, Rwenzori, Mulekera et Beu). Chacun est doté de tables, de chaises et d'armoires, ainsi que de panneaux solaires pour assurer l'alimentation électrique.

Des quartiers sans police

Selon l'UNPOL, le maillage policier de la ville présentait jusqu'ici des failles. Certains quartiers, y compris des zones à risque, n'avaient pas de sous-commissariat, ce qui retardait les interventions en cas d'alerte. La mission onusienne relève aussi qu'un seul escadron de protection de l'enfant desservait toute la ville. Il restait de ce fait peu connu de la population, et les victimes d'agressions avaient du mal à y accéder.

Un accueil plus adapté pour les victimes

Pour le commissaire supérieur Faustin Motobwani, commandant adjoint de la PNC à Beni, ces locaux amélioreront les conditions de travail des agents et l'accueil du public. Il estime qu'ils faciliteront la réception des plaintes et renforceront les liens avec la communauté.

Le commandant Hussein Lukayayo, responsable de l'EPEPVS, attend de son côté un meilleur accès des enfants victimes aux services de protection. Il a appelé la population à dénoncer les violences sexuelles, rappelant que les services de la police spécialisée sont gratuits. Les nouveaux bureaux doivent aussi offrir davantage de confidentialité aux victimes, notamment aux enfants et aux survivantes.

Cette remise s'inscrit dans l'appui de la MONUSCO à la réforme du secteur de la sécurité et au renforcement des capacités de la PNC. La mission y voit un moyen d'améliorer la protection des civils et la confiance entre la population et les forces de sécurité.