La République démocratique du Congo a réaffirmé ses principales préoccupations sécuritaires et diplomatiques devant la communauté internationale.
À la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mercredi 23 septembre 2026, la Première ministre et cheffe du gouvernement, Judith Suminwa, représentant le président de la République Félix Tshisekedi qui ne s'est pas rendu à New York suite à des restrictions de voyage, a présenté les positions de Kinshasa sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et sur plusieurs enjeux internationaux.
Dans son intervention, la cheffe du gouvernement congolais a notamment dénoncé ce que les autorités congolaises qualifient de « guerre d’agression menée par le Rwanda sous couvert de l’AFC/M23 ».
Cette prise de position s’inscrit dans la ligne diplomatique défendue par Kinshasa, qui accuse Kigali de soutenir les rebelles de l’AFC/M23 dans l’Est de la RDC.
Face à cette situation, Judith Suminwa a appelé à la mise en œuvre effective des décisions prises par le Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment la résolution 2773.
Pour le gouvernement congolais, l’application des décisions du Conseil de sécurité constitue un élément essentiel pour renforcer les efforts diplomatiques en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
À l'ONU, Judith Suminwa : la #RDC « demeure confrontée à une guerre d'agression » du #Rwanda
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) September 24, 2026
La Première ministre Judith Suminwa a consacré une large part de son intervention à la situation dans l'est du pays, qu'elle présente comme l'illustration la plus douloureuse de l'écart… pic.twitter.com/vswQ8By8Pr
La Première ministre de la RDC a également insisté sur la nécessité d’une application équitable du droit international.
Elle a plaidé pour le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, principes que Kinshasa considère comme fondamentaux dans la recherche d’une solution durable aux crises qui affectent la région.
Au-delà de la question sécuritaire, la cheffe du gouvernement a défendu une réforme de la gouvernance internationale.
La RDC a notamment plaidé pour une représentation plus juste de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, estimant que la configuration actuelle ne reflète pas suffisamment le poids et les réalités du continent dans les affaires internationales.
L’intervention congolaise a également abordé plusieurs priorités nationales et internationales, notamment la lutte contre l’épidémie d’Ebola, la protection du bassin du Congo et le financement du développement.
Ces questions ont permis à Kinshasa de mettre en avant les défis auxquels le pays est confronté, tout en appelant à une mobilisation accrue de la communauté internationale.
À travers cette déclaration, la RDC entend ainsi inscrire ses revendications dans le cadre du multilatéralisme et des mécanismes internationaux de règlement des conflits.
Cette intervention de Judith Suminwa intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure au cœur des préoccupations régionales et internationales.
Pour Kinshasa, l’action diplomatique et le respect des engagements internationaux restent des leviers essentiels pour parvenir à une solution durable à la crise.