Le feuilleton sur la très controversée initiative de changement de la constitution portée par le camp de Félix Tshisekedi se poursuit avec une étape décisive sur l’adoption de la loi référendaire.

Après que le sénat a adopté en seconde lecture cette proposition de loi initiée par le député nationale Paul-Gaspard Ngondankoy moyennant quelques amendements ; les deux chambres du parlement congolais se sont finalement accordées sur ce texte fixant les conditions d'organisation du référendum en République démocratique du Congo.

En clair, l'Assemblée nationale et le Sénat ont tranché les divergences qui les opposaient, retenant notamment l'exclusion des conseillers communaux de la composition de l'Assemblée constituante, modification introduite par le Sénat, et écartant la formule de co-présidence que souhaitait la chambre haute.

C'est finalement le président de l'Assemblée nationale qui présidera l'Assemblée constituante, assisté du président du Sénat.

Le texte ainsi adopté en termes identiques doit être transmis dans les prochaines heures au président de la République pour promulgation.

Il faut dire que les deux chambres ont tenu à boucler ce dossier avant la clôture de la session parlementaire ce 15 juin.

Ceci intervient malgré les protestations de l’opposition et d’une partie de la société civile qui décrient cette initiative comme une tentative de Félix Tshisekedi de briguer illégalement et de manière frauduleuse un nouveau mandat au-delà de son deuxième mandat autorisé par la constitution.

Pour eux, il s’agit purement et simplement d’un coup d’Etat constitutionnel qui risque de faire le lit de la balkanisation de la RDC qui fait face à la guerre dans sa partie Est.

La semaine dernière, la Coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent « défendre l’ordre constitutionnel », a organisé une manifestation de protestation qui a été réprimée violemment causant au moins 2 morts et plusieurs blessés.