Après avoir annoncé la libération de plus de 5.000 militaires des FARDC, capturés sur différents fronts depuis notamment la chute de la ville de Goma en janvier 2025 et remis depuis plusieurs semaines à la disposition du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ; l’AFC/M23 accuse le régime de Kinshasa de refuser de les reprendre et ce, alors que le CICR avait également marqué sa disponibilité à faciliter leur rapatriement à Kinshasa.
C’est ce qu’a fait savoir Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint du mouvement rebelle signifiant que cette attitude révèle « les contradictions du régime de Kinshasa. »
Dans ses traditionnelles turpitudes et contradictions, le régime de Kinshasa, qui a tant réclamé ses militaires rendus et capturés par nos forces sur la ligne de front, se refuse de les reprendre ce jour après leur mise à sa disposition par l’AFC/M23 conformément aux accords.
— Bertrand Bisimwa (@bbisimwa) March 28, 2026
Il affirme que ce dernier avait pourtant réclamé incessamment ses militaires rendus et capturés sur la ligne de front mais refuse à ce jour de les reprendre conformément aux pourparlers de Doha.
Il faut dire que depuis le début de cette semaine, les troupes de l’AFC/M23 se sont retirées de plusieurs villages et localités en territoire de Lubero au Nord-Kivu ; des retraits qui interviendraient dans un contexte de désescalade entre Kinshasa et Kigali après une réunion entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des Etats-Unis tenue le 17 et 18 mars dernier et portant sur la poursuite de la mise en œuvre de l'Accord de paix de Washington entériné en décembre dernier.
Et si le mouvement rebelle n’a jusque-là pas communiqué officiellement sur cette situation, des sources concordantes indiquant que ces retraits rentrent bel et bien dans le cadre d’une démarche d’apaisement et de consolidation de la confiance entre les deux parties en vue de relance le processus de Doha qui est de nouveau au point mort depuis plusieurs semaines.
D’après les mêmes sources, les troupes de l’AFC/M23 vont se retirer de leurs positions actuelles sur une profondeur de 30 kilomètres, conformément aux engagements pris dans le cadre de la facilitation.