Appelé à se retirer des zones qu’il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu et après avoir ignoré superbement l’ultimatum de Washington qui a fixé l’effectivité de ce retrait à la mi-juillet dernier, l’AFC/M23 se renforce militairement.
Le mouvement rebelle, qui n’a eu de cesse de consolider son autorité dans les zones occupées réitérant qu’il ne se retirera plus jamais de ces zones, a présenté le lundi 20 juillet 2026 à Tchanzu dans le territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu 9 318 nouveaux commandos de ses forces spéciales mobiles ayant achevé une formation militaire.
Et pour le l’AFC/M23, cela marquant « une étape importante dans le renforcement de ses capacités opérationnelles. »
D’après le porte-parole du mouvement rebelle, Lawrence Kanyuka, ces nouveaux combattants de l’ARC, la branche armée de l’AFC/M23, ont suivi pendant plusieurs mois des entraînements intensifs et seront bientôt déployés sur différentes lignes de front pour « renforcer les dispositifs de protection des populations vivant dans les zones libérées et stabilisées. »
Présent à cette cérémonie, le chef militaire de l’AFC/M23, Sultani Makenga, a une nouvelle fois critiqué le président Félix Tshisekedi et l’armée loyaliste, les accusant de tuer innocemment les populations civiles.
Lundi 20 juillet 2026, à Tchanzu, dans la province du Nord-Kivu, l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC) a organisé la cérémonie de clôture de la formation de 9 318 nouveaux commandos, marquant une étape importante dans le renforcement de ses capacités opérationnelles.
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) July 21, 2026
Après… pic.twitter.com/TFaWt2yGtl
Il a également vanté ses actions militaires appelant ces nouveaux combattants de son mouvement à la discipline et à poursuivre les efforts militaires de leurs prédécesseurs qui ont récemment repris le contrôle de Minembwe au Sud-Kivu et s’approchent dangereusement de la cité de Baraka voire même Kalemie dans le Tanganyika.
Pour rappel, l’AFC/M23 a déjà présenté entre janvier et mars derniers plus de 10.000 nouveaux commandos parmi lesquels d’anciens militaires des FARDC ; et poursuit ainsi sa stratégie de renflouer ses rangs pour éventuellement reprendre les hostilités de haute intensité contre les forces gouvernementales.
Et si le mouvement rebelle ne communique pas précisément sur l’effectif de ses combattants, des analystes avancent qu’il compte désormais plus de 60.000 combattants, bien plus que les 30.000 rapportés par les enquêteurs de l'ONU et ce, en plus du soutien de l’armée rwandaise qui a été dernièrement été sanctionnée par les Etats-Unis.