Après une première attaque de drones ayant ciblé dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2026 l’aéroport de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo ; l’AFC/M23 revendique une nouvelle attaque similaire contre ce même site.

Le mouvement rebelle explique avoir mené cette opération ciblée dans le but de « neutraliser et détruire des drones qui s’apprêtaient à être lancés pour massacrer des civils et attaquer ses positions » : « Cette action s’inscrit dans notre devoir patriotique de protéger les populations innocentes. Les opérations destinées à éliminer cette menace se poursuivront avec détermination tant que la coalition criminelle de Tshisekedi ne mettra pas un terme définitif aux exactions barbares qu’elle continue de commettre contre les populations civiles dans le territoire libéré », indique-t-il dans un communiqué publié ce lundi 2 mars 2026.

Le mouvement rebelle, qui a fait savoir qu’il dispose désormais des troupes à proximité de la ville de Kisangani, a réitéré qu’il vengera le sang des civils lâchement assassinés ainsi que celui de plusieurs de ses soldats, dont son porte-parole militaire Willy Ngoma, récemment tué par des drones des FARDC près de Rubaya dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu : « Ces crimes odieux engagent pleinement la responsabilité du régime de Kinshasa et de sa coalition criminelle », conclut-il réaffirmant sa détermination à défendre le territoire qu’il occupe.

Il faut dire que cette nouvelle revendication intervient après les critiques de la Commission de l’Union africaine qui avait considéré la première attaque du mouvement rebelle comme « une violation grave du droit international humanitaire. »