Ce jour-là, 18 juillet comme aujourd'hui, mais en 1994, le Front Patriotique Rwandais (FPR) proclame unilatéralement la fin de la guerre au Rwanda.

Au lendemain de l'attentat du 6 avril contre le Président Habyarimana, le FPR menace de reprendre les combats. Il propose néanmoins à la Mission des Nations Unies au Rwanda (MINUAR) et aux Forces Armées Rwandaises (FAR) de mener une opération conjointe avec un contingent de 300 hommes chacun. Cette initiative échoue, et c'est le début des hostilités.

Le 10 avril, le FPR met sa menace à exécution : dans l'après-midi, il fait progresser deux bataillons jusqu'à 10 km de Kigali, la capitale.

Et ce mouvement de troupes marquera le début de l'offensive. Le lendemain, les troupes du FPR progressent à partir du territoire qu'elles contrôlent au nord-est du pays sans rencontrer de résistance. 

Byumba tombe en 3 jours de combat : c'est la première préfecture (région) occupée par le FPR. Puis, la partie orientale de la préfecture de Ruhengeri est rapidement occupée, mais le FPR ne progresse plus sur ce front nord. Il définit sa nouvelle stratégie : occuper coûte que coûte Kigali, la capitale.

Plus de 15.000 éléments sont engagés dans la bataille de Kigali pour laquelle le FPR concentre son artillerie et l'essentiel de son équipement.

L'aéroport et le camp militaire de Kanombe, près de Kigali, sont occupés les 22 et 23 mai. Deux mois après, c'est une avalanche d'attaques qui seront menées sur plusieurs fronts : Butare tombe le 3 juillet, Kigali le 4 juillet, Ruhengeri le 14 juillet.

Puis, le dernier bastion des FAR, Gisenyi, tombe le 17 juillet après un violent tir d'artillerie. Le pays est entre les mains du FRP, à l'exception de la "zone humanitaire sûre" définie le 5 juillet par les français de l'Opération Turquoise.

Et ce 18 juillet 1994, le FPR annonce unilatéralement que la guerre est terminée. Pasteur Bizimungu (un Hutu modéré) est nommé Président de la République et Faustin Twagiramungu son Premier ministre.

Puis, 80 députés seront convoqués en août 1994, sur la base d'un consensus entre les partis, à l'exception du MRND d'Habyarimana, de la CDR et des extrémistes Hutus.

Via www.babunga.alobi.cd