L'attaque meurtrière de drones qui a coûté la vie à 3 personnes dont une humanitaire française de l'UNICEF suscite toujours des réactions.
Alors que de nombreuses voix se sont élevées pour exiger que des enquêtes soient diligentées afin de faire toute la lumière sur cette attaque meurtrière qui a été condamnée unanimement par les Organisations de l'ONU, par plusieurs chancelleries et particulièrement par le président français Emmanuel Macron ; la justice française a annoncé ce vendredi 13 mars 2026 l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre.
D’après le parquet national français antiterroriste, les investigations qui ont été confiées à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité de la gendarmerie nationale (OCLCH) devront éclaircir « les circonstances de commission des faits » et « tenir informés les proches de la victime. »
Pour rappel, l’AFC/M23, qui occupe cette zone, a accusé le régime de Kinshasa d’être derrière cette attaque de drones qu’il présente comme « une opération d'assassinats » en violation du cessez-le-feu.
Corneille Nangaa, coordonnateur politique du mouvement rebelle a même affirmé que cette attaque, menée loin derrière les lignes de front, avait pour but d’une part, décapiter, l’AFC/M23 et d’autre part, l’opposition politique au régime ; d’affaiblir ses principaux piliers politiques et sécuritaires, et de forcer l’intensification d’une guerre régionale généralisée.
De son côté, le gouvernement congolais a tenté de se « déresponsabiliser » évoquant uniquement « des explosions » et indiquant que « leur origine font actuellement l'objet d'enquêtes par les services habilités. »
Dans le même temps, le député nationale Willy Mishiki, l'un des responsables des résistants Wazalendo, alliés des FARDC dans la guerre contre le M23, a laissé entendre que c’est bien ces derniers qui seraient à la base de cette attaque, expliquant qu’ils s’organisent au Nord de la ville de Goma où ils poursuivent des opérations dont des bombardements pour essayer de reprendre le contrôle de la ville.
Reste à savoir si cette enquête aboutira et si les coupables seront poursuivis en justice.