Alors que les FARDC ont accusé il y a quelques jours les combattants de l’AFC/M23 d’avoir exécuté sommairement dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu 10 civils soupçonnés d’appartenir aux Forces démocratiques de libération du Rwanda ; le mouvement rebelle a réagi rejetant ces accusations qu’il présente comme « des allégations mensongères, infondées et politiquement motivées » : « Elles s’inscrivent dans une campagne de désinformation systématique orchestrée par le régime de Kinshasa dans le but de détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale des graves violations commises par ses forces coalisées », a écrit sur X Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23.

Pour lui, « il est paradoxal de voir Kinshasa tenter de se présenter comme défenseur des civils alors que, au vu et au su de tous, ses opérations militaires ont, à plusieurs reprises, exposé les populations à des bombardements, à l’utilisation de drones de combat et à des attaques indiscriminées ayant causé des pertes en vies humaines ainsi que des déplacements massifs de civils. »

« Cette nouvelle accusation relève d’une stratégie bien connue consistant à fabriquer de faux récits afin de masquer l’échec des politiques sécuritaires du régime et de dissimuler les responsabilités réelles de ses forces dans la détérioration de la situation sécuritaire », a ajouté Lawrence Kanyuka réaffirmant que l’AFC-M23 reste engagé « à protéger les populations civiles, et à respecter le droit international humanitaire et la recherche d’une solution durable aux causes profondes de la crise congolaise. »

Il faut dire que l’armée congolaise avait précisé que les faits s’étaient produits le 2 juin dernier dans la localité de Kiseguru située près du Parc national des Virunga dans le groupement de Binza en chefferie de Bwito, affirmant que plusieurs autres habitants de la zone auraient également été arrêtés puis transférés à la prison centrale de Kanyangambi à Rutshuru-Centre.