Le chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, la ville de Beni, siège des institutions provinciales, a été la cible d’une attaque attribuée aux terroristes des ADF (Allied Democratic Forces) dans la nuit du samedi au dimanche 31 mai, au quartier Ngadi.

Le bilan, initialement de six morts, est passé à sept civils tués après le décès d’une victime supplémentaire dans une structure sanitaire où elle avait été admise pour des soins, selon des sources locales.

Toutes les victimes civiles seraient issues de la communauté pygmée dont l'artiste et comédien Nzanzu Mangese et ses parents, d’après des informations recueillies sur place.

Le bourgmestre de la commune de Ruwenzori indique par ailleurs qu’un militaire des Forces armées de la RDC (FARDC) a également perdu la vie lors des affrontements, alors qu’il tentait de protéger la population face à l’incursion des assaillants. Plusieurs civils restent toujours portés disparus.

Ce dimanche matin, la tension est restée vive dans plusieurs quartiers de Beni. Des habitants, transportant les corps des victimes sur des brancards improvisés, ont convergé vers le centre-ville dans une atmosphère de colère et de désespoir. Selon des témoins, ils envisageaient de déposer les dépouilles auprès des autorités locales afin d’exiger des réponses.

Des scènes de klaxons, de cris et de mobilisation spontanée ont été observées tout au long du parcours du cortège.

Cette nouvelle attaque ravive une fois de plus les inquiétudes sécuritaires dans une ville qui assure actuellement le rôle de chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées dans l’est de la République démocratique du Congo.