Ouvert en décembre dernier devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, le procès contre le général Philémon Yav Irung, ancien commandant de la troisième zone de défense poursuivi par le parquet général militaire pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel; s’est poursuivi le mardi 6 janvier 2026.

A cette occasion, les avocats du prévenu ont déposé devant la Haute cour militaire un mémoire unique dans lequel ils  ont sollicité la libération de leur client, avant de soulever des exceptions et d’autres moyens de forme.

Ces derniers ont relevé plusieurs irrégularités notamment l’incompétence de la Haute cour militaire, la poursuite engagée sans autorisation du Président de la République, le caractère arbitraire de l’arrestation de leur client, l’atteinte à sa dignité, des procès-verbaux dressés en violation de la loi, et ont ainsi sollicité la mainlevée de la détention préventive, l’écartement des débats des procès-verbaux contestés et aussi que la juridiction militaire se déclare incompétente à juger leur client.

De son côté, l’Auditeur Général a rejeté tous ces arguments et a appelé la Haute militaire à rejeter également sa demande de libération. 

Cette dernière quant à elle, va prononcer son arrêt avant dire droit sur ces exceptions le 20 janvier prochain.

Pour rappel, c’est en septembre 2022 que le Général Philémon Yav avait été arrêté alors qu’il était commandant de la 3ème zone de défense des FARDC, soupçonné d’être en contact avec l’entourage de James Kabarebe.

S’exprimant sur son arrestation, le président Félix Tshisekedi affirmait alors que ce haut gradé des FARDC était accusé par ses collègues « de vouloir faire passer les rebelles du M23 pour prendre le contrôle de la ville de Goma au nom du Rwanda. »