Le ministère public a rendu son réquisitoire dans le procès du coup d’Etat étouffé en RDC lors de l’audience foraine ce mardi 27 Août 2024 devant le tribunal militaire de garnison de la Gombe à la prison militaire de Ndolo.

Il a ainsi requis la peine capitale à l’encontre de 50 prévenus dont Marcel Malanga, le fils de Christian Malanga, et deux autres américains, poursuivis pour "tentative de coup d'État" du 19 mai.

A l'exception du prévenu Alain Tikimo, atteint de « troubles psychologiques », le lieutenant-colonel représentant du ministère public a appelé les juges à « condamner à la peine capitale tous les prévenus pour attentat, terrorisme, tentative d'assassinat, association de malfaiteurs et meurtre. »

Jean-Jacques Wondo, expert militaire au sein de l’ANR jusqu’à son arrestation, mis en cause dans ce procès, a été épargné à la peine capitale par l’organe de la loi uniquement pour les infractions de terrorisme, attentat, meurtre.

Le Ministère public a également demandé la confiscation des véhicules et des éléments ayant servi à la commission de l’infraction et aussi que soient brûlés les drapeaux de New Zaïre. 

Il a aussi soutenu que les responsables de l’auberge « Chez Momo » auraient financé les actes terroristes en donnant des logements aux assaillants, en les nourrissant et en leur fournissant un lieu de réunion.

Pour rappel, la RDC a récemment levé le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, ce qui signifie que tous les condamnés peuvent être exécutés.

Depuis, aucune exécution n’a été faite alors que les chancelleries étrangères et autres partenaires du gouvernement appelle le Président Félix Tshisekedi à surseoir cette décision.

Notez que l’Etat congolais a lui réclamé 250 millions de dollars américains de dommages-intérêts soutenant qu’elle a subi des préjudices moraux et matériels.




Joseph Seven

Joseph Seven - 28/08/2024 12:32 - Répondre 

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