Consolidant son autorité et son administration dans les zones qu’il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, l’AFC/M23 poursuit la relance des activités judiciaires dans cette partie de la RDC.
Après avoir mis en place une commission dédiée qui a finalisé il y a quelques mois les préparatifs de la réactivation des cours et tribunaux dans ces zones, le mouvement rebelle a nommé de nouveaux animateurs pour son département de la justice et des droits humains.
Il s’agit de Me. Jean-Philippe Chubaka Mashamba qui va le chapeauter, et qui sera assisté par Me. Jean-Paul Shaka, chef de département adjoint en charge des réformes judiciaires, et de Me. Emmanuel Tibasima Mugisa, chef de département adjoint en charge des droits humains.
DECISION No. 115/COORD-POL/AFC-M23/SB/2026 PORTANT DESIGNATION
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) August 6, 2026
ET APPROBATION D'UN CHEF DE DEPARTEMENT ET DE DEUX CHEFS DE DEPARTEMENT ADJOINTS EN CHARGE DE LA JUSTICE ET DES DROITS
HUMAINS ⤵️ pic.twitter.com/S6x20YOpjl
Pour rappel, l’AFC/M23 qui tient mettre en place les cours et tribunaux parmi lesquels les cours d’appel, les tribunaux de grande instance ainsi que les parquets rattachés aux différentes cours dans les zones sous son contrôle, avait déjà annoncé avoir retenu plus de 300 magistrats et juges devant exercer dans le secteur de la justice dans les territoires qu’il occupe.
Si le gouvernement congolais s’est formellement opposé à la relance de la justice dans les zones occupées affirmant que « tous les actes et décisions judiciaires émanant des autorités de fait du mouvement rebelle seront nuls et sans effet » ; de nombreux observateurs voient dans la démarche de l’AFC/M23 un tremplin à la balkanisation de fait de la RDC, le pays ayant pratiquement deux administrations parallèles.