Reportée une première fois, avant d’être reprogrammé pour le 7 avril 2026, l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru ne sera plus organisée.
C’est ce qu’a annoncé la Commission Electorale Nationale Indépendante qui explique ne pas être en mesure de respecter son calendrier « suite à des contraintes financières. »
Dans un communiqué publié le vendredi 20 mars dernier, l’institution chargée d’organiser les élections en RDC rappelle que « l'organisation de cette élection reste tributaire de la mise à disposition des moyens financiers. »
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°005/CENI/2026
— Ceni-RDC (@cenirdc) March 20, 2026
Annonçant l’arrêt des activités opérationnelles relatives à l’élection du Gouverneur et Vice Gouverneur de la province du Sankuru. pic.twitter.com/A56w2wNNj3
Il faut dire que cette décision, au-delà d’entraver le bon fonctionnement des institutions provinciales du Sud-Kivu, suscite de nombreuses interrogations quant à la capacité de la CENI à organiser les élections générales en 2028, soit dans un peu plus de 2 ans maintenant.
Si les détracteurs de Félix Tshisekedi l’accusent d’entretenir la guerre contre le M23 à l’Est du pays pour s’éterniser au pouvoir, d’autres opposants alertent sur sa volonté d’organiser dans le délai légal les scrutins généraux considérant également son obstination à changer la constitution malgré la crise en cours en RDC.
Et à ce sujet, le député national Tony Mwaba a déposé à l’assemblée nationale une proposition de loi relative au référendum ; ce qui laisse craindre un glissement dans le cycle électoral.