La ministre congolaise de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique Marie-Thérèse Mukuna a annoncé la suspension, à partir de l’année académique 2026-2027, de toutes les activités académiques et paracadémiques au sein d’une dizaine d’établissements publics d'Enseignement Supérieur et Universitaire des Villes de Goma et Bukavu, sous occupation de l'AFC/M23.
En clair, "aucun diplôme ne sera plus reconnu par l’État congolais à Goma et Bukavu et ce, jusqu’à nouvel ordre."
Dans un arrêté ministériel rendu public ce mercredi 26 août 2026, la ministre de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique a par ailleurs fait savoir que les étudiants finalistes qui souhaitent obtenir un diplôme reconnu par Kinshasa devront se rendre dans les zones sous contrôle du gouvernement afin d’y poursuivre leur cursus universitaire.
Dans la foulée, elle a également décidé de suspendre également le paiement des rémunérations des responsables académiques et enseignants récemment nommés par le mouvement rebelle au sein des différentes institutions publiques d’enseignement supérieur.
Et ces décisions inquiètent de nombreux étudiants finalistes qui craignent de voir leur cursus universitaire être compromis.
Ceux-ci ne cachent pas leur exaspération, estimant que leurs intérêts "n’ont pas été pris en compte" ni leur point de vue considéré puisqu’ils risquent désormais de ne jamais recevoir un titre académique sanctionnant leur formation.
Cettte inquiétude est partagée par l’ensemble du personnel académique dans cette zone qui craint désormais une véritable paralysie de tout ce secteur au Nord-Kivu et Sud-Kivu.
L'AFC/M23 rejette la décision et tente de rassurer
En réaction, l’AFC/M23, qui a aussitôt promis d’activer « un mécanisme de substitution » pour contrer ces mesures et permettre aux étudiants concernés de poursuivre leur cursus universitaire hors de toute interférence politique ; a déclaré que ces mesures sont nulles et de nul effet, dénonçant une punition collective des populations dans les zones sous son contrôle.
Le mouvement rebelle, qui a rappelé la fermeture des banques et de l'aéroport par le gouvernement congolais, s'est par ailleurs engagé à "assurer la couverture des frais liés à la prise en charge du personnel académique" sanctionné par Kinshasa , signifiant que l'éducation constitue un facteur de stabilité, de cohésion sociale et de reconstruction. "