L’armée congolaise a confirmé ce weekend l’interpellation de plusieurs de ses officiers généraux et supérieurs assignés à résidence pour des faits « hautement répréhensibles liés à la sécurité de l’État. »
Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le porte-parole des FARDC, le Général Sylvain Ekenge, a assuré que la durée de leur détention est prolongée conformément à la loi, sur demande du procureur, « pour les besoins de l’enquête » : « Ils sont assignés à résidence dans des conditions acceptables et placés sous le régime de la liberté contrôlée », a-t-il signifié.
#RDC: plusieurs généraux et autres officiers supérieurs des FARDC arrêtés et assignés à résidence, confirme l’armée. pic.twitter.com/yOOjpau7M3
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) November 22, 2025
Il faut dire que cette mise au point intervient dans un contexte marqué par des accusations récurrentes de complots et de détournements au sein de l’armée
Et parmi les récentes interpellations il y a celle du Général Pacifique Masunzu, alors Commandant de la 3ème zone de défense à qui il est reproché la chute de la localité de Nzibira au Sud-Kivu entre les mains du M23 depuis plusieurs semaines et ce, malgré l'intervention aérienne des forces gouvernementales pour mettre en échec le mouvement rebelle
Il y a aussi celle du Général Eric Rohimbere, accusé de complicité avec le M23, qui a été arrêté début novembre.
Pour rappel, l'ancien Chef d'Etat-Major de l'armée Congolaise, le Général Christian Tshiwewe, et le chef de la Maison militaire du Président Félix Tshisekedi, le Général Franck Ntumba, figurent parmi les généraux interpellés depuis plusieurs mois par les services de sécurité.
Et alors que nombreux faisaient remarquer que bon nombreux de généraux interpellés sont originaires de la province du Katanga et « swahiliphones », l’armée avait dénoncé une immixtion visant à la diviser.