Au lendemain du renvoie en RDC de 39 personnes, présentées comme des éléments FDLR et leurs dépendants, rapatriées depuis plusieurs mois au Rwanda dans le cadre du programme Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration et Réinstallation (DDRRR) de la MONUSCO ; la Mission Onusienne réagit pour récuser sa responsabilité et son implication dans cette opération.
« La MONUSCO confirme qu’elle n’était pas présente lors du transfert de ces personnes vers la RDC et qu’elle n’est impliquée dans ce retour à aucun titre », affirme-t-elle dans un communiqué publié ce jeudi 30 juillet 2026.
Elle a ainsi rappelé que conformément au mandat du Conseil de sécurité, son programme DDRRR « appuie le désarmement volontaire, la réinstallation et le rapatriement des combattants étrangers présents en RDC ainsi que de leurs personnes à charge » : « Avant tout rapatriement vers le Rwanda, la MONUSCO mène un processus approfondi de vérification en plusieurs étapes afin d’évaluer l’éligibilité des personnes concernées. Seules les personnes jugées éligibles sont inscrites sur une liste de rapatriement proposée, qui est ensuite transmise à la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC) pour examen et approbation finale avant leur départ de la RDC », a-t-elle ajouté disant par ailleurs demeurer « déterminée à préserver l’indépendance, l’intégrité et la transparence du processus DDRRR. »
#RDC: 39 personnes renvoyées du Rwanda vers la RDC : la MONUSCO se démarque de l'opération
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) July 30, 2026
La MONUSCO a indiqué, dans un communiqué publié ce 30 juillet 2026, que les autorités rwandaises ont renvoyé la veille en République démocratique du Congo trente-neuf personnes qui avaient… pic.twitter.com/nf3HfLdmkP
Elle conclut enfin assurant qu’elle va continuer à travailler avec toutes les parties prenantes concernées dans la mise en œuvre de son mandat du Conseil de sécurité relatif au DDRRR.
Il faut dire que l’AFC/M23 a accusé la MONUSCO d’avoir manigancé le rapatriement de ces personnes qui ont indiqué « avoir été trompées et assimilées aux FDLR par le personnel local de la Mission Onusienne » avec des promesses de rémunération une fois installés au Rwanda, ce qui n'a jamais eu lieu.