Intervenant lors de la récente réunion du conseil des ministres tenue le weekend dernier, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a attiré l’attention du gouvernement sur l’urgence d'institution d'un régime de classification et de protection des documents officiels de l'Etat.
L’objectif, a-t-il expliqué, est de « faire face aux risques croissants de divulgation non autorisée de correspondances administratives, de notes techniques et de documents stratégiques relevant de l'action gouvernementale » dans un contexte d'évolution des pratiques, y compris administratives, et de l'usage généralisé des outils numériques.
Il s’agit, à cet effet, d’un régime national de classification des documents officiels reposant sur quatre niveaux de protection à savoir : hautement confidentiel ou très secret d'État, confidentiel ou secret d'État, classifié ou diffusion restreinte, et non classifié.
Le ministre Guillaume Ngefa a indiqué qu’un tel système permettra « d'identifier clairement le niveau de sensibilité des documents, d'encadrer leur circulation et de renforcer la responsabilité des agents publics dans la gestion de l'information officielle. »
Il a également précisé que la mise en œuvre de ce dispositif suppose la prise de certaines mesures administratives et techniques destinées à garantir la sécurité des documents officiels ; ajoutant que cela passe notamment par la limitation de leur accès aux seuls agents habilités, la traçabilité des transmissions documentaires, le renforcement des procédures d'archivage et l'interdiction de la transmission de documents sensibles via des messageries privées ou des plateformes numériques non sécurisées.