Médecins Sans Frontières affirme que le nombre de malades du choléra a baissé de 90 % à Sangé, dans la province du Sud-Kivu et ce, après 8 semaines d'intervention d'urgence.
L’ONG rappelle que cette épidémie - la plus sévère dans la zone depuis 5 ans - est due au dysfonctionnement des points de captage d'eau lié aux problèmes d'accès, et à un système de santé fragile dans la zone.
Elle est aussi accentuée par les mouvements massifs de populations qui fuient les affrontements entre l'armée congolaise alliée aux Wazalendo et l'AFC/M23 ajoute MSF : « Les mouvements constants de population causés par le conflit amènent dans la zone des personnes qui n'ont jamais été sensibilisées aux gestes de prévention du choléra » souligne Elisé Wilondja, superviseur promotion santé MSF.
Pour répondre à l'épidémie, MSF appuie le centre de traitement de choléra de l’hôpital général de Sangé et le Centre de santé de Ndunda, en périphérie de la ville.
Au total, MSF dit avoir mis en place plus de 50 points de chloration de l'eau dans la zone de santé de Ruzizi, et collabore avec la communauté pour l'appuyer dans le nettoyage des points de captage de l'eau : « Le libre accès aux points de captage de l'eau potable est le problème majeur dans la zone, c'est ce qu'il faut solutionner en priorité », explique Edwige BAGULA, coordinatrice médicale MSF qui affirme qu’à terme, l'eau sera à nouveau filtrée et chlorée.
Et pour anticiper au maximum toute reprise de la maladie dans cette zone endémique du choléra, MSF sensibilise les relais communautaires à appliquer les mesures d'hygiène de prévention et à repérer les signes de la maladie.
La population est aussi formée à laver correctement les bidons d'eau qui peuvent être contaminés.