Arrivée à Goma la veille dans le tout premier vol depuis la fermeture de l'aéroport international de Goma il y a un an, la cheffe a.i. de la MONUSCO Vivian van de Perre s’est entretenue ce vendredi 13 février 2026 avec les leaders de l’AFC/M23 qui contrôle ce chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Leurs discussions ont porté sur les modalités pratiques de mise en œuvre du mécanisme conjoint de vérification et de suivi du cessez-le-feu, signé en octobre dernier entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle.
« Il est essentiel que les engagements pris dans cet accord se traduisent rapidement par des dispositions opérationnelles claires, crédibles et vérifiables sur le terrain », a déclaré Vivian van de Perre qui a expliqué que l’intervention de la Mission Onusienne s’inscrit dans le cadre de son mandat.
Elle a réitéré également que la MONUSCO est appelée à contribuer activement à ce dispositif de monitoring visant à consolider un cessez-le-feu permanent dans l’Est de la RDC : « La MONUSCO continuera d’appuyer les processus de paix en cours, et l’appui au cessez-le-feu se fera de manière progressive en raison des en fonction des engagements confirmés dans l’architecture convenue et les garanties de sécurité pour le personnel et les moyens des Nations Unies », a-t-il ajouté soulignant que l’action de la Mission Onusienne respectera la souveraineté de la RDC.
🚨#Goma : la MONUSCO échange avec l’AFC/M23 sur le processus de #Doha pic.twitter.com/FpXxvv9Vsb
— 7sur7Magazine (@7sur7magazine) February 13, 2026
De son côté, Benjamin Mbonimpa, Secrétaire Permanent de l’AFC/M23, a signifié que le rôle de la MONUSCO dans la surveillance de ce cessez-le-feu réitéré lors de la signature à Doha du mandat issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) par les deux parties en début de ce mois à Doha ; reste sa coordination logistique.
Revenant sur le cessez-le-feu proposé cette fois par l’Angola et approuvé par Kinshasa, Benjamin Mbonimpa a clairement indiqué que son mouvement n’est pas informé de cette initiative : « Nous sommes respectueux de ce qui se fait à Doha, et nous assumons toute notre responsabilité quant à ce processus. Nous n’avons pas été invités en Angola et nous ne savons pas le contenu de cette initiative », a-t-il déclaré accusant Kinshasa de continuer à violer le cessez-le-feu réitéré il y a quelques semaines à Doha.
Il faut dire que cette position risque de compromettre la démarche de Luanda et donc du cessez-le-feu annoncé pour le 18 février prochain d’autant plus que sur terrain, les affrontements se poursuivent au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.