Les forces gouvernementales sont accusés pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir menée dans la nuit du jeudi 26 mars à ce vendredi 27 mars 2026 de nouveaux bombardements meurtriers à l’aide de drones kamikazes contre les populations civiles de Mikenke et de ses environs dans le territoire de Mwenga en province du Sud-Kivu.

A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, ces attaques ont fait 2 morts, 1 blessé grave et causé la destruction de nombreuses habitations : « Ces massacres interviennent en dépit de la mise en œuvre effective des mesures de confiance par l’AFC/M23, qui prend à témoin la communauté nationale et internationale du refus catégorique du régime de Kinshasa d’honorer les engagements pris à Doha et à Washington, ainsi que de sa coalition avec les FDLR, pourtant censées être neutralisées », a-t-il écrit sur X signifiant que Kinshasa « portera l’entière responsabilité des opérations d’épuration ethnique en cours à Minembwe ainsi que des massacres répétés de populations congolaises dans l’Est du pays. »

Il faut dire que ceci intervient alors que les combattants de l’AFC/M23 se retirent de plusieurs localités dans le territoire de Lubero et maintenant Walikale dans la province voisine du Nord-Kivu ; des retraits qui interviendraient dans un contexte de désescalade entre Kinshasa et Kigali après une réunion entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des Etats-Unis tenue le 17 et 18 mars dernier et portant sur la poursuite de la mise en œuvre de l'Accord de paix de Washington entériné en décembre dernier.

Pour rappel, les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines les accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.