Intervenant lors du débat Général à la 61ème Session du Conseil des Droits de l’homme ce mardi 24 février 2026 à Genève, la ministre congolaise des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a une nouvelle fois dénoncé « les violations graves des droits humains dans le Nord-Kivu et Sud-Kivu par l’AFC/M23. »

Elle a rapporté plus de 17.000 violations, 15.000 morts et près de 8 millions de déplacés.

La cheffe de la diplomatie congolaise a par ailleurs appelé à un ordre international fondé sur la responsabilité, l’égalité des États et le respect du droit international : « Sans responsabilité, il ne peut y avoir ni justice ni paix durables. Notre engagement s’inscrit dans une exigence plus large : un ordre international fondé sur le respect du droit, l’égalité des États et l’effectivité des mécanismes de responsabilité », a-t-elle déclaré.

De son côté, le ministre rwandais des affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a appelé le Conseil des droits de l'homme « à condamner sans équivoque les discours de haine propagés par les officiels de la RDC, à exiger des comptes pour l'incitation à la discrimination et à la persécution ethniques, et à veiller à ce que l'accès humanitaire soit guidé exclusivement par la neutralité, l'impartialité et l'urgence. »

Rappelant la triste expérience rwandaise, le chef de la diplomatie congolaise a avancé que le génocide et les atrocités de masse ne surviennent pas spontanément : « Ils suivent des étapes délibérées, souvent précédées d'une déshumanisation systématique par le discours, qui constituent des signaux d'alarme que la communauté internationale ne peut ignorer », a-t-il déclaré.