Un nouveau round de négociations entre Kinshasa et l'AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha, au point mort depuis plusieurs mois, doit débuter ce lundi 13 avril 2026 à Genève en Suisse.

Délocalisés du Qatar à la suite de tensions sécuritaires dans le Moyen-Orient, ces pourparlers sont très attendus en RDC, particulièrement dans les zones occupées comme à Goma, QG du mouvement rebelle, où nombreux espèrent à un accord entre les deux parties afin de réunifier le pays face à une véritable situation de Soudanisation qui risque de perdurer.

Pour cause, les affrontements se poursuivent sur le terrain où les deux parties s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu recommandé ; ce qui laisse craindre le statuquo.

Et dans une correspondance adressée à la médiation Qatarie, l’AFC/M23 a transmis une liste de 12 personnes devant le représentant à ce nouveau round de négociations.

Et parmi celles-ci, on retrouve Claude Ibalanky, l’ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi qui a publiquement fait son apparition en janvier dernier aux côtés des leaders du mouvement rebelle et qui indiquait jusque-là « n’avoir pas encore rejoint l’AFC/M23 », avançant sa présence à Goma comme « une initiative personnelle pour contribuer à mettre fin à la crise en cours en RDC. »

Il y a également Franck Mwe di Malila Apenela, ancien vice-ministre à la Coopération internationale et à l'Intégration régionale à l’époque de Joseph Kabila puis ministre du Tourisme lors du premier mandat de Félix Tshisekedi en 2019.

Pour de nombreux analystes, cette composition témoigne de la volonté du mouvement rebelle de « renforcer sa capacité technique à la table des pourparlers », alors que les discussions entre Kinshasa et la rébellion soutenue par Kigali peinent à déboucher sur des avancées concrètes.