Annoncé depuis quelques jours à Goma, QG de l’AFC/M23 qui occupe une grande partie des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, l’ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi y a publiquement fait son apparition aux côtés des leaders du mouvements rebelles dont Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa.
Comme promis la veille, Claude Ibalanky, qui a indiqué être « en exil technique depuis un an », a fait une communication « pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur sa démarche », avant de répondre aux questions des journalistes.
Vantant son action au sein du Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, Claude Ibalanky a expliqué avoir toujours soutenu une approche de dialogue pour une issue pacifique de la crise.
Il a signifié avoir été progressivement écarté de ce processus et dans la foulée, avant la reprise des hostilités et la progression de l’AFC/M23 : « Je ne suis pas ici pour régler des comptes, mais pour dire que la paix ne se gagne pas par la confusion, ni par l’orgueil, ni par l’improvisation », a-t-il déclaré.
L’ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi a critiqué sa gouvernance après les élections de 2023 « dont l’organisation a été désastreuse. »
« Je n’ai pas encore rejoint l’AFC/M23. Je suis un homme libre, je n’obéis ni aux pressions, ni aux calculs, je n’ai qu’une seule boussole : l’intérêt supérieur du Congo », a-t-il déclaré martelant que sa présence à Goma est une initiative personnelle pour contribuer à mettre fin à la crise en cours en RDC.
@cibalanky face à la presse. Live #Cable https://t.co/BuC0OuIcch
— Steve Wembi (@wembi_steve) January 31, 2026
« Je suis venu dans une logique de contact, d’écoute, et surtout d’offre des services. Je ne suis l’émissaire caché de personne, je ne suis pas venu négocier un pouvoir, je suis venu tenter de mettre fin à l’hémorragie parce que j’en ai la capacité et les compétences », a-t-il poursuivi martelant que la paix passe par un dialogue sérieux, encadré, responsable et utile, et pas un théâtre.
Pour lui, la sortie de cette crise « n’est pas seulement militaire, mais aussi relationnelle. »
Claudel Ibalanky, qui a dit être venu à Goma « pour consulter », s’est dit par ailleurs prêt à collaborer avec l’AFC/M23 conformément à l’offre qu’il leur a transmise.
« Que tous ceux qui veulent contribuer sérieusement à la paix puissent me rejoindre », a-t-il déclaré signifiant que si ça démarche n’aboutit pas, alors le meilleur l’emportera sur le plan militaire, et le vaincu portera seul tout le poids de cette guerre.