L'attaque meurtrière de drones qui a coûté la vie à 3 personnes dont une humanitaire française de l'UNICEF suscite de plus en plus de réactions.

Alors que le régime de Kinshasa, qui est accusé par l’AFC/M23 d’en l’auteur, a voulu se déresponsabiliser évoquant uniquement « des explosions » et indiquant que « leur origine font actuellement l'objet d'enquêtes par les services habilités » ; ses alliés, les résistants Wazalendo affirment avoir pour cible le chef-lieu du Nord-Kivu.

S’exprimant sur TV5 Monde, le député national Willy Mishiki, l'un des responsables des Wazalendo, a clairement expliqué que ces derniers s’organisent au Nord de la ville de Goma où ils poursuivent des opérations dont des bombardements pour essayer de reprendre le contrôle de la ville : « Nous nous sommes organisés à partir du Parc national des Virunga pour reprendre la ville de Goma. Nous sommes déjà à Nyiragongo, à quelques kilomètres de la ville de Goma. C’est d’ailleurs la raison de ces bombardements. Et nous ne ciblons que les militaires rwandais, et leurs alliés de l'AFC/M23 », a-t-il déclaré.

Il faut dire que cette sortie discrédite la version officielle du régime de Kinshasa et renforce celle de l’AFC/M23 et de son coordonnateur politique, Corneille Nangaa qui a affirmé que cette attaque, menée loin derrière les lignes de front, avait pour but d’une part, décapiter, l’AFC/M23 et d’autre part, l’opposition politique au régime ; d’affaiblir ses principaux piliers politiques et sécuritaires, et de forcer l’intensification d’une guerre régionale généralisée

Reste à savoir si les enquêtes y relatives seront effectivement ouvertes comme indiqué et si elles aboutiront.

Pour rappel, de nombreuses Organisations de l'ONU ainsi que plusieurs chancelleries ont condamné unanimement cette attaque rappelant que toutes formes d’attaques contre le personnel des Nations Unies « pourraient constituer des crimes de guerre conformément au Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale. »