Les récents bombardements meurtriers dans marché public de Mushaki dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu, menés par les forces gouvernementales et qui ont coûté la vie à plus 30 civils et causé plusieurs blessés ; suscitent de plus en plus de réactions.
Après les États-Unis, par la voie de son Bureau des Affaires africaines, c’est au tour de la MONUSCO de condamner ces attaques meurtrières contre des civils.
Dans un communiqué publié ce samedi 9 mai 2026, la Mission Onusienne est revenue sur ces attaques tout comme celles rapportées ces derniers jours dans les provinces voisines de l’Ituri et du Sud-Kivu : « Des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours dans des attaques survenues dans les territoires d’Irumu, de Djugu et de Mambasa, en Ituri, ainsi qu’aux environs d’Oicha, dans la province voisine du Nord-Kivu, et dans la chefferie des Bafuliru, au Sud-Kivu. Ces incidents démontrent une fois de plus la menace persistante que le conflit en cours fait peser sur les populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo », a-t-elle déclaré expliquant que ces attaques contre des civils « continuent d’aggraver l’insécurité, la peur et la vulnérabilité de communautés déjà durement affectées par le conflit. »
Au sujet des bombardements à Mushaki, la MONUSCO a rappelé que « toutes les parties ont l’obligation de protéger les civils, de respecter le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme ainsi que les autres normes applicables du droit international, et de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les pertes civiles et les dommages aux biens de caractère civil. »
« La MONUSCO réitère son appel à tous les acteurs afin qu’ils cessent immédiatement les attaques contre les civils et agissent dans le strict respect du droit international applicable. Les auteurs de violations du droit international humanitaire et d’atteintes aux droits humains doivent être traduits en justice », a-t-elle conclu.