La tension sécuritaire demeure vive dans l’est de la République démocratique du Congo.

Deux nouvelles attaques de drones ont visé, ce dimanche, l’aéroport de Bangboka, situé dans la ville de Kisangani, selon plusieurs sources sécuritaires locales.

D’après les premières informations recueillies, les deux engins ont été interceptés et détruits avant d’atteindre leur cible présumée : un centre de commandement des Forces armées de la République démocratique du Congo installé à proximité de l’aéroport et équipé d’un dispositif anti-drones.

Aucune revendication officielle n’avait encore été formulée dimanche soir. Toutefois, plusieurs observateurs sécuritaires estiment que cette double attaque porte la signature de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars, groupe armé actif dans l’est du pays. En février dernier déjà, une attaque similaire avait été revendiquée par le mouvement rebelle.

Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte de fortes tensions militaires entre les FARDC et les rebelles de l’Mouvement du 23 mars. Depuis plusieurs jours, les positions du groupe armé au Nord-Kivu et au Sud-Kivu auraient été ciblées par des frappes de drones menées par l’armée congolaise. Le mouvement rebelle avait alors promis des représailles.

Par ailleurs, des perturbations ont également été signalées dans le trafic aérien. Des vols de la Compagnie Africaine d’Aviation à destination de Kinshasa ont été annulés plus tôt dans la journée, sans qu’un lien officiel avec les incidents de Bangboka n’ait été confirmé.

Les autorités congolaises n’avaient pas encore communiqué officiellement sur l’ampleur des dégâts ni sur d’éventuelles interpellations liées à ces attaques. La situation reste suivie de près dans cette région stratégique du pays, alors que les craintes d’une intensification du conflit persistent.