En séjour à Addis-Abeba en Éthiopie où il participe à la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, en amont du 39ème Sommet de l'Union africaine prévu les 14 et 15 février 2026 ; le ministre rwandais des affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est revenu sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, caractérisée par la guerre contre le M23.
Sur RFI, Olivier Nduhungirehe, qui a rejeté toute visée de pillage de minerais, a réitéré que la principale préoccupation du Rwanda reste la question de neutralisation des combattants FDLR encore actifs à l’Est de la RDC.
Le chef de la diplomatie rwandaise a rappelé que Kigali a « des intérêts communs avec le M23 » avec lequel il a désormais affirmé publiquement avoir une coordination sécuritaire, indiquant qu’il ne craint pas des sanctions internationales : « Il n’y a aucune sanction dans ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de s’assurer que notre population ne subisse pas ce qu’elle a subi en 1994 », a-t-il déclaré affirmant que si les sanctions pouvaient régler le problème endémique de la RDC, il signerais dès demain.
« Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions on ne le craint pas, et ce n’est pas cela le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c’est-à-dire, en s’attaquant aux causes profondes », a-t-il ajouté.
La nouvelle initiative de médiation de Luanda, une de plus
Dans la foulée, sur X cette fois, le chef de la diplomatie rwandaise, est revenu sur la nouvelle médiation de l’Angola qui a annoncé l’entrée en vigueur d’un énième cessez-le-feu pour le 18 février prochain.
Olivier Nduhungirehe, qui a cité au moins 6 accords de paix ou déclarations de cessez-le-feu signés rien qu’en 2025, a mis en cause la volonté politique de Kinshasa de les respecter : « Nous pouvons empiler les accords de paix ou les déclarations de cessez-le-feu à l'infini, mais tant qu'il n'y aura pas de volonté politique de Kinshasa de mettre fin à ses attaques aériennes et ses attaques d'artillerie, tant que le Président Tshisekedi sera toujours habité par l'obsession d'une solution militaire improbable, et tant que la communauté internationale continuera de fermer les yeux sur les caprices de Kinshasa qui n'agit qu'à sa guise, en violation de tous ces accords, ce sera peine perdue », a-t-il déclaré.
En 2024, les États-Unis ont annoncé le 4 juillet une trêve humanitaire jusqu'au 19 juillet, prolongée de quinze jours supplémentaires jusqu'au 3 août. Le 31 juillet, le Rwanda et la RDC ont signé à Luanda un accord de cessez-le-feu applicable aux parties belligérantes. Il est… https://t.co/lBxSt5gWkE
— Olivier J.P. Nduhungirehe (@onduhungirehe) February 12, 2026