L'attaque meurtrière de drones qui a coûté la vie à 3 personnes dont une humanitaire française de l'UNICEF suscite toujours des réactions.

Après que la justice française a annoncé le vendredi 13 mars dernier l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre, le gouvernement congolais annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire « afin d’établir les circonstances et les responsabilités. »

Dans un communiqué publié ce samedi 14 mars 2026, le ministre de la communication de la RDC, citant des sources humanitaires et onusiennes, affirme qu’un combattant de l’AFC/M23 ainsi qu’un agent de sécurité privé sont les deux autres personnes tuées lors de cette attaque qu’il présente simplement comme « des explosions. » 

Il a par ailleurs appelé à une coopération internationale pleine et entière, notamment avec les autorités françaises, les Nations Unies et les Organisations Internationales compétentes, afin de garantir une investigation complète, impartiale et transparente.

Pour rappel, l’AFC/M23, qui occupe cette zone, a accusé le régime de Kinshasa d’être derrière cette attaque de drones qu’il présente comme « une opération d'assassinats » en violation du cessez-le-feu, et qui a été condamnée unanimement par les Organisations de l'ONU, par plusieurs chancelleries et particulièrement par le président français Emmanuel Macron.

Et l’initiative de Kinshasa, qui est présentée par de nombreux analystes comme « une tentative pour le gouvernement congolais de se dédouaner » alors que le député nationale Willy Mishiki, l'un des responsables des résistants Wazalendo, alliés des FARDC dans la guerre contre le M23, a laissé entendre que c’est bien ces derniers qui seraient à la base de cette attaque, expliquant qu’ils s’organisent au Nord de la ville de Goma où ils poursuivent des opérations dont des bombardements pour essayer de reprendre le contrôle de la ville.

Aussi, le silence persistant autour des « deux autres victimes » suscite de nombreuses interrogations considérant que l’AFC/M23 a indiqué de son côté « ne pas être en mesure de communiquer sur leur identité », les décrivant comme « non identifiables en raison de l’état dans lequel leurs corps ont été retrouvés. »

Aussi, les blessés signalés dans les premières heures de cette attaque ont quant à eux, disparu de tous les radars, sans qu’aucune source ne précise leur nombre, leur état ni leur prise en charge.

Reste à savoir si ces enquêtes exigées notamment par des structures de la société civile dans e chef-lieu du Nord-Kivu et désormais annoncées, aboutiront et si les coupables seront poursuivis en justice.