La Russie a convié ce samedi 20 décembre 2025 ses partenaires africains à une grande conférence ayant pour objectif d’accélérer un rapprochement économique et d’essayer d'élargir ses relations en Afrique.
C’est le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov qui a accueilli personnellement près du Caire ses homologues africains parmi lesquels celui du Rwanda ou encore de l’Angola.
La RDC y est représentée par la vice-ministre des affaires étrangères Noëlla Ayeganagato.
Après des entretiens bilatéraux le vendredi, une conférence multipartite s’est tenu ce samedi portant sur les relations diplomatiques, sécuritaires et surtout économiques de Moscou avec le continent.
Et sur dernier volet, la Russie reste très en retrait par rapport à d’autres puissances régionales comme la Chine ou l’Inde.
Il faut dire que les échanges commerciaux avec le continent ont peu progressé ces dernières années et beaucoup d’accords économiques annoncés ne se sont pas concrétisés.
Autre objectif de la conférence pour Moscou : remobiliser ses partenaires africains avant un sommet entre chefs d’État en 2026.
Le premier s’était tenu à Sotchi en 2019, suivi d’un deuxième à Saint-Pétersbourg en 2023.
Seulement 17 dirigeants africains avaient fait le déplacement à Saint-Pétersbourg, contre 43 lors du premier sommet.
Sergueï Lavrov a attribué vendredi ces difficultés à « l’Occident » qui « cherche à empêcher les pays du Sud global de collaborer avec la Russie ».
Selon le chef de la diplomatie russe, les pays des BRICS - dont font partie l’Afrique du Sud, mais aussi depuis peu, l’Égypte et l’Éthiopie - ont « le droit de choisir leurs partenaires ».