Devant membres de l'Union sacrée de la Nation, sa plate-forme politique, le chef de l'Etat congolais a clairement rejeté les différentes initiatives de dialogue en cours s'érigent en arbitre de tous les processus en cours : « Dialogue oui, mais pas avec les congolais inféodés aux pays étrangers. Il n’arrivera jamais de dialogue en dehors de ma propre initiative », a ainsi déclaré le Président Tshisekedi réitérant le rejet par gouvernement congolais de l'initiative de la fondation Thabo Mbeki, qui a annoncé une conférence internationale sur la Paix en RDC, une rencontre où sont conviés notamment l'opposition politique et armée ainsi que les officiels congolais. 

« Je ne me laisserai pas distraire par des initiatives de dialogue qui se tiennent à l’extérieur du pays ; les congolais n’ont pas besoin d’un facilitateur pour le dialogue », a poursuivi Félix Tshisekedi qui s'est présenté en même temps comme « un homme de dialogue. »

Il faut dire que cette sortie, qui intervient également après l’annonce de l’extension à sa demande de l’initiative du Pacte social pour la paix et le vivre ensemble en RDC et dans les Grands-Lacs de la CENCO et de l’ECC à d’autres courants religieux, et qui vise l’organisation d’un futur dialogue national inclusif. ; va susciter de nombreuses réactions au sein de la l’opposition.

Cette déclaration risque ainsi de compromettre la tenue d’un dialogue inclusif tant attendu par toutes les parties, puisque Félix Tshisekedi a toujours été présenté par ses détracteurs comme "le principal obstacle au dialogue."

Et avant même l’entrée en vigueur de la feuille de route de l’initiative des confessions religieuses ; des cadres du M23, qui étaient pourtant favorable à la première initiative de la CENCO et de l’ECC, se montrent de plus en plus réticents vis-à-vis de cette nouvelle démarche affirmant même que le dialogue inclusif devra se faire sans Félix Tshisekedi.