L’opposant Matata Ponyo, en exil depuis plusieurs mois, s’est de nouveau exprimé cette semaine sur sa condamnation à dix ans de travaux forcés pour le détournement de plus de 245 millions de dollars dans l’affaire Bukanga lonzo.
Sur Jeune Afrique, l’ancien Premier ministre sous Joseph Kabila, qui était porté disparu un moment, explique avoir décidé de ne plus répondre à son téléphone même à ses proches, avant de réapparaitre quelque temps après à Nairobi, en octobre 2025, à l’occasion de lancement de la plateforme « Sauvons la RDC », qui regroupe, autour de Joseph Kabila, plusieurs opposants à Félix Tshisekedi.
Matata Ponyo, qui a récemment présenté son nouvel ouvrage intitulé « Politique économique dans un pays en développement » et qui a expliqué que le problème de la RDC n’est pas un problème de la rébellion mais plutôt de « la mauvaise gouvernance chronique et d’une gestion fondée sur la famille, la tribu, fondée sur le copinage », a soutenu que la réussite du développement économique est l’œuvre des grands leaders.
Et selon lui, ceux-ci sont trop rares sur le continent africain qui regorge majoritairement « des simples dirigeants. »
A l’en croire, Félix Tshisekedi fait à ses yeux partie de cette deuxième catégorie, voire pire.
Il qualifie son régime de « tyrannie », et ne cache pas son souhait de le voir tomber.
L’ancien Premier ministre congolais indique ainsi avoir fait le choix de rejoindre la longue liste des opposants en exil, qu’il présente comme des « héros de l’ombre et qui croient encore en la politique pour renverser un pouvoir honni. »
Aussi, il dit agir en coulisses, plutôt qu’au front, comme c’est le cas de l’AFC/M23 à qui il se garde toutefois de donner des leçons.