Un front commun de plusieurs fédérations de football africaines, caribéennes et asiatiques est monté au créneau pour dénoncer les récents propos du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, au sujet de l’élargissement de la Coupe du Monde de la FIFA. Dans un communiqué conjoint, ces instances footballistiques expriment leur « profonde déception » face aux déclarations du dirigeant européen, qui aurait qualifié de « sans intérêt » plusieurs rencontres liées au format élargi du Mondial.
Les fédérations signataires rejettent « respectueusement mais fermement » ces commentaires, estimant qu’ils minimisent les efforts et les sacrifices consentis par de nombreuses nations pour accéder à la plus prestigieuse compétition de football au monde.
Parmi les premiers signataires figurent les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, de l’Ouzbékistan, de la RDC et d’Haïti. Elles sont soutenues par plusieurs autres grandes nations du football africain, notamment l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Égypte, le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud.
Dans leur déclaration, les fédérations rappellent que pour plusieurs pays émergents du football mondial, une qualification à la Coupe du Monde représente bien plus qu’un simple événement sportif. « Pour le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l’Ouzbékistan, une qualification à la Coupe du Monde de la FIFA représente un accomplissement historique et la concrétisation d’un rêve partagé par des générations entières », peut-on lire dans le communiqué.
Le football appartient au monde entier.
— Fecofa RDC_Officiel (@FecofaRdc) June 15, 2026
Chaque nation qualifiée mérite le respect.
Chaque équipe a gagné sa place sur le terrain.
Chaque supporter a le droit de rêver.
⚽ Chaque équipe compte.
🌍 Chaque match compte.#CommuniqueConjoint pic.twitter.com/vipJcR8mWW
Le texte souligne également l’importance symbolique d’un retour au Mondial pour certaines nations absentes depuis plusieurs décennies. « Pour des nations comme le Congo et Haïti, retrouver la plus grande scène du football mondial après une longue absence revêt une signification particulière pour des millions de supporters », affirment les signataires.
Les fédérations estiment que qualifier certains matchs de « sans intérêt » revient à ignorer les réalités du football mondial ainsi que les aspirations de millions de supporters à travers le monde. Elles rappellent que derrière chaque qualification se cachent des années de travail, d’investissements et d’efforts consentis par les joueurs, les entraîneurs, les clubs et les dirigeants sportifs.
« Le football n’appartient pas à un groupe restreint de nations. Sa force réside dans son universalité », poursuivent-elles, défendant l’idée d’un football plus inclusif et accessible à toutes les régions du monde.
Les signataires considèrent que l’élargissement de la Coupe du Monde constitue une opportunité de développement pour plusieurs pays et un moyen d’inspirer de nouvelles générations. Selon eux, chaque équipe qualifiée mérite le respect et chaque match compte pour des millions de passionnés.
Ce communiqué intervient dans un contexte où le nouveau format de la Coupe du Monde à 48 équipes continue de susciter des débats au sein des instances du football international. Tandis que certains responsables européens craignent une baisse de compétitivité, plusieurs fédérations issues d’autres continents défendent au contraire une ouverture plus large de la compétition.
À travers cette prise de position collective, les fédérations signataires réaffirment leur attachement à un football mondial plus représentatif et plus inclusif, où chaque nation peut nourrir l’ambition de participer à la plus grande fête du football.