La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, alors que l’épidémie vient de franchir le seuil symbolique des 1 000 cas confirmés. Les autorités sanitaires font néanmoins état d’une amélioration du nombre de patients guéris, tout en exprimant leur préoccupation face à la diminution du taux de suivi des personnes contacts.

Selon le dernier point de situation, 1 003 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, dont 254 décès, portant le taux de létalité à 25,3 %. À ce jour, 100 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 365 patients demeurent en isolement ou hospitalisés dans les structures de prise en charge.

Les équipes engagées dans la riposte ont annoncé la guérison de huit nouveaux patients au cours des dernières vingt-quatre heures. Parmi eux, six ont été pris en charge en Ituri et deux au Sud-Kivu, après avoir obtenu des résultats négatifs aux tests de contrôle requis avant leur sortie des centres de traitement.

Malgré ces avancées encourageantes, les autorités sanitaires s’inquiètent de la baisse du taux de suivi des contacts, qui s’établit désormais à 58 %. Ce recul pourrait compromettre les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission du virus, alors que la surveillance épidémiologique demeure l’un des piliers essentiels de la riposte.

Dans ce contexte, le ministre de la Santé, accompagné des autorités provinciales, s’est rendu à Mongbwalu, en Ituri, où une réunion technique a été organisée avec les médecins chefs de zone ainsi que les partenaires techniques et financiers. Cette rencontre a permis d’évaluer les opérations en cours et de renforcer la coordination des interventions sur le terrain.

Les équipes sanitaires poursuivent parallèlement les investigations, les activités de surveillance, le diagnostic précoce des cas suspects ainsi que les campagnes de sensibilisation communautaire. Les autorités réaffirment leur engagement à intensifier les efforts de prévention et de prise en charge afin de contenir la propagation de l’épidémie dans les zones touchées.

Le franchissement du cap des 1 000 cas confirmés rappelle l’ampleur du défi sanitaire auquel fait face la République démocratique du Congo, particulièrement dans l’Est du pays, où les conditions sécuritaires et l’accès aux populations affectées continuent de compliquer les opérations de riposte.